Souscription: complément à une conférence sur le spiritisme

En 1948 paraissait Deux conférences sur la prestidigitation, écrit par le Jules Dhotel et dont la seconde partie s’intitulait « Médiumnités, fakirisme et transmissions de pensée ». Cette dernière n’était en réalité que le résumé d’une longue conférence donnée par l’auteur. L’histoire devait s’arrêter là si le manuscrit de cette conférence n’avait pas été retrouvé. C’est de ce document original dont nous vous proposons la retranscription annotée.

Vous découvrirez comment des « pseudo-spirites » parvenaient à réaliser des séances truquées ainsi que de nombreuses références qui permettront aux chercheurs ou aux simples curieux de se faire une idée sur le spiritisme du XXe siècle.

L’ensemble forme un livre de plus de 70 pages au format A5, annoté, et illustré de plusieurs documents couleurs.

Ce texte inédit est disponible en souscription dès maintenant jusqu’au 25 mars 2020 inclus au prix de 25€ (+7 euros de frais de port). Après cette date, le prix public sera de 30€ (+ 7 euros de frais de port) pour les quelques exemplaires qu’il restera. Aussi ne tardez pas à réserver le votre !

Pour participer à la souscription, il suffit de nous contacter en cliquant ici, en nous indiquant comment vous souhaitez régler (paypal ou chèque) ainsi que le nombre d’exemplaires souhaités et votre adresse postale.

Le livre sera disponible début mai et vous sera directement envoyé en lettre suivie. A ce titre, le numéro de suivi vous sera transmis dès l’envoi.

La cloche au millet

Une cloche en bois était présentée, et le magicien la faisait sonner. Du millet était placé dans une petite boîte, puis après une passe magique la boîte était montrée vide… tout le millet avait disparu! La cloche laissée à une extrémité de la table depuis le début du tour était alors soulevée: tout le millet se trouvait dessous!

Cloche au millet en bois, coll. T. T.

Cette cloche au millet (en buis) date du XIXe siècle. Cet effet est un classique et certaines boîtes de magie en contenaient même un exemplaire pour que l’acheteur puisse réaliser ce fameux tour.

Cet effet ne date pas d’hier, et se faisait déjà vieux au XIXe siècle. On retrouve en effet des traces du tour dans La première partie des subtiles et plaisantes inventions de Prevost qui date de 1584! Pour terminer, l’illustration ci-dessous provient de ce livre, et représente la cloche à côté des boîtes permettant de faire disparaître le millet, à droite.

Page 72 de La première partie des subtiles et plaisantes inventions (collection BnF)

Le dé au chapeau

Un dé était présenté aux spectateurs, ainsi qu’une petite boîte qui permettait de le recouvrir puis un chapeau était emprunté dans l’assistance. Le dé était recouvert de sa boîte, puis cette dernière était de nouveau soulevée… le dé avait disparu! Le dé se retrouvait alors dans le chapeau emprunté préalablement!

Dé au chapeau
Le dé (à droite) avec sa boîte (à gauche), coll T. T.

Ce tour semble avoir été en vogue au XIXe siècle où des exemplaires faits à la main étaient en vente. C’est le cas de notre exemplaire, la boîte étant en tôle peinte au vernis martin et décorée de quelques décors floraux avec des oiseaux. Le dé est quant à lui en bois peint en noir avec de simples points blancs. On retrouve ce tour dans quelques boîtes de physique amusante et même plus tard (XXe siècle) dans un style moins luxueux avec la fabrication industrielle avec du carton de la boîte.

On retrouve entre autres ce tour chez Caroly qui le décrit dans son catalogue, agrémenté d’un petit dessin de l’effet que nous vous présentons ci-dessous:

Le dé au chapeau, illustration tirée du catalogue de J. Caroly

Citons aussi Léon Baudot qui propose cet article dans son catalogue (publié entre 1899 et 1913) et qui le vend au prix de 4 fr 75.

LE CHARLATAN

Visible au musée du Louvre – Paris et également dans la collection privée du magicien Mano d’Oro.

Description de la gravure:

Sur une place publique dans un port français un vendeur de médicaments et de potions se tient devant son stand. Il est vétu de vêtements décoratifs et tient une fiole de potion dans sa main. Il vend sa marchandise aux passants qui l’entourent.

Aquantine colorée faite à Paris(rue de la Harpe, au coin de celle-ci Poupée,

n ° 182): chez Vidal graveur, de J. Léveillé, 1785, d’après A. Borel.

Eau-forte et aquarelle; image et bordures 37 x 53 cm
Note de lettrage  dans l’image: (en bas à gauche) « Borel del. », En bas à droite « J. Aug. L’Eveillé sculp., Anno 1785 »